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Back to Washington Mutual : La banque qui récompensait les mauvais prêts
FacilitateurWashington Mutual; chief executive officer in 2008United States

Alan H. Fishman

1951 - 2016

Alan Fishman est arrivé chez Washington Mutual tard dans l'effondrement, ce qui fait de lui moins un bâtisseur de la machine qu'un dernier gardien de ses décombres. Il est important car il illustre comment les institutions en crise recrutent souvent des dirigeants expérimentés pour projeter un contrôle après que le modèle sous-jacent a déjà échoué. Dans les mois précédant la saisie de WaMu, Fishman est devenu le visage d'une banque tentant de paraître gouvernable alors que le marché perdait confiance.

Il n'était pas l'architecte de la culture hypothécaire de la banque, mais il a hérité de ses conséquences. Cette position est psychologiquement révélatrice. Un PDG de crise doit constamment décider combien de vérité admettre, combien de confiance projeter et combien des décisions du régime précédent défendre afin de maintenir l'institution en fonctionnement suffisamment longtemps pour être vendue ou sauvée. Le rôle de Fishman était moins axé sur l'innovation que sur le triage sous le regard du public.

Le dossier public autour de son mandat montre les limites du sauvetage managérial. Dans une banque déjà saturée d'actifs toxiques et de méfiance du marché, même un dirigeant chevronné ne peut pas facilement inverser la logique de l'accumulation. Le système avait été construit pour favoriser la rapidité et le volume ; en 2008, ses vulnérabilités étaient exposées à des marchés de financement qui n'avaient plus de patience pour les rassurances. Sa brève gestion se lit donc comme une étude sur l'urgence d'entreprise à un stade avancé.

L'importance de Fishman dans l'histoire de WaMu est qu'il incarne la classe de professionnels chargés de stabiliser ce que des incitations antérieures ont déstabilisé. Ces dirigeants deviennent souvent le visage visible d'institutions qu'ils n'ont pas créées, et ils sont jugés pour ne pas avoir réussi à arrêter des forces déjà en mouvement. Le fardeau psychologique est immense, mais cela ne modifie pas le dossier sous-jacent : la culture hypothécaire de la banque le précédait et a survécu à ses efforts pour la contenir.

Il est mort avant que le sens historique de la crise ne se soit pleinement établi, ce qui est souvent le destin de la génération de nettoyage. Il reste important car il marque la transition d'une croissance agressive à un effondrement géré.

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