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Back to BCCI : La Banque des Escrocs et des Criminels Internationaux
FacilitateurWashington lawyer, BCCI adviser and directorUnited States

Clark Clifford

1906 - 1998

Clark Clifford est entré dans l'histoire de BCCI avec une réputation si grande qu'elle fonctionnait presque comme un actif réglementaire. Il avait été l'un des fixeurs les plus respectés de Washington, un homme associé au pouvoir, à l'accès et au jugement. Ce type de réputation peut être précieux pour une institution douteuse car il change le fardeau de la preuve. Si un homme d'État distingué est prêt à se tenir près de la banque, alors peut-être que la banque est le genre d'endroit que des personnes sérieuses peuvent faire confiance. C'est précisément ainsi que BCCI en a bénéficié.

Le rôle de Clifford n'était pas celui d'un maître d'œuvre au sens criminel. Les archives publiques le présentent plutôt comme un facilitateur dont le prestige a aidé la banque à projeter une légitimité alors que les enquêteurs essayaient encore de comprendre sa structure. Il est devenu un rappel que les fraudes à ce niveau ne fonctionnent pas uniquement par des livres de comptes falsifiés. Elles opèrent par la vanité humaine, la déférence et l'hypothèse silencieuse que des personnes importantes ne s'attacheraient pas à quelque chose d'évidemment pourri. Clifford était l'une des personnes qui rendaient cette hypothèse plus difficile à contester.

Ce qui rend son implication captivante, c'est la collision apparente entre expérience et échec. Clifford n'était pas un novice ; il connaissait les habitudes de pouvoir et les usages de l'influence politique. Cela rend son association avec BCCI plus difficile à rejeter comme une simple ignorance. Les archives suggèrent un mélange de confiance, de rationalisation et peut-être une confiance trop familière en sa propre capacité à distinguer le véritable danger d'une simple critique démodée. Dans un environnement de fraude, cette confiance est un poison. Elle transforme la prudence en un léger social.

Il existe une distinction morale entre inventer une fraude et en dignifier une, mais du point de vue des victimes, cette distinction peut sembler académique. La présence de Clifford a aidé la banque à gagner du temps, et le temps était la monnaie la plus précieuse de la banque. Chaque mois de respectabilité permettait plus de dépôts, plus de transactions, plus de dissimulation. Les facilitateurs s'imaginent souvent comme des conseillers se tenant à l'extérieur du pire du désordre. En pratique, leurs noms peuvent devenir des supports structurels.

Le pays de Clifford était les États-Unis, et son importance dans l'affaire BCCI réside en partie dans ce que sa participation a révélé sur les vulnérabilités américaines. Le scandale ne portait pas simplement sur une banque étrangère corrompant le système ; il montrait également comment les élites et les institutions américaines pouvaient être enrôlées pour adoucir les soupçons. Sa vie est devenue une leçon inconfortable sur les limites du pedigree. Dans BCCI, le prestige n'a pas exposé la fraude. Il a aidé à la masquer.

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