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Back to Fannie Mae : L'autre géant hypothécaire qui a fait preuve de créativité
EnquêteurFederal regulatorUnited States

Office of Federal Housing Enterprise Oversight

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Le Bureau de la Surveillance des Entreprises Fédérales de Logement était le garde-fou fédéral chargé de superviser Fannie Mae et Freddie Mac, et dans l'affaire de comptabilité de Fannie Mae, il est devenu l'institution qui a finalement traduit le soupçon en un récit réglementaire formel. L'OFHEO n'a pas simplement déclaré que les comptes étaient en désordre. Il a conclu que Fannie Mae avait systématiquement manipulé la comptabilité pour atteindre des objectifs de bénéfice par action qui affectaient les primes des dirigeants. Ce langage est important car il élimine l'excuse selon laquelle le différend ne portait que sur une interprétation technique.

Le rôle de l'agence révèle les lourdeurs particulières de la surveillance dans une industrie politiquement protégée. Un régulateur surveillant une puissante entreprise parrainée par le gouvernement n'a pas seulement besoin de preuves ; il a besoin de persistance, d'indépendance institutionnelle et de la volonté de survivre aux réactions d'une entreprise qui peut présenter l'examen comme déstabilisant pour le marché du logement. Le travail de l'OFHEO a montré à quel point il peut être difficile de tenir une grande institution financière responsable lorsque la mission publique de l'institution lui confère un abri moral.

Les conclusions du régulateur étaient importantes non seulement pour ce qu'elles ont exposé mais aussi pour la manière dont elles l'ont fait. Elles ont montré un schéma, pas une simple anomalie. Dans les enquêtes sur les crimes en col blanc, le schéma est souvent plus important que le drame. C'est la différence entre un différend comptable isolé et une affaire qui semble orchestrée. Les rapports de l'OFHEO ont contribué à faire entrer le scandale de Fannie Mae dans cette seconde catégorie.

Le destin de l'agence souligne également l'inégalité de la surveillance américaine avant la crise financière de 2008. L'OFHEO pouvait identifier des problèmes, mais son autorité et son soutien politique n'étaient pas toujours suffisamment forts pour forcer un changement structurel immédiat. L'affaire est devenue partie intégrante de l'argument selon lequel l'architecture de supervision autour des GSE avait été trop fragmentée et trop prudente. Cet héritage s'étendait au-delà de Fannie elle-même.

En tant que personnage dans le documentaire, l'OFHEO n'est pas une personne mais une force institutionnelle. Sa psychologie, si l'on peut l'appeler ainsi, est l'insistance patiente que les missions publiques n'exemptent pas les entreprises de tenir des livres honnêtes. Dans un système où le respect peut être confondu avec la sophistication, cette insistance est souvent la seule chose qui se dresse entre le soupçon et le fait.

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