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Back to LIBOR Manipulation : Quand les banques ont fixé le chiffre le plus important au monde
FacilitateurGlobal bankGermany

Deutsche Bank

1870 - Present

La place de Deutsche Bank dans le scandale LIBOR élargit le cadre d'une faute d'une seule institution à un schéma de marché. Lorsque Deutsche Bank est entrée dans le dossier public par le biais d'enquêtes et de règlements, elle a démontré que la manipulation des indices de référence n'était pas une pathologie d'une seule banque, mais une caractéristique transfrontalière de l'écosystème des dérivés. Cela importait car cela a éliminé la fiction réconfortante selon laquelle le scandale pouvait être mis en quarantaine comme un échec de conformité local.

Des institutions comme Deutsche Bank sont façonnées par leur échelle et leur complexité. Une banque mondiale peut contenir des milliers de personnes, plusieurs cultures de trading et des couches de gouvernance qui ne communiquent souvent entre elles que de manière imparfaite. Cette complexité peut fonctionner comme une défense. Au moment où un problème d'indice de référence atteint la direction, la conduite sous-jacente peut déjà avoir été normalisée sur les bureaux où résident les véritables incitations. L'implication de Deutsche Bank suggérait que le problème n'était pas seulement des acteurs malveillants, mais une architecture qui permettait aux incitations du marché de coloniser les processus administratifs.

Psychologiquement, l'institution représente le danger de la responsabilité distribuée. Dans une banque de cette taille, de nombreuses personnes peuvent affirmer en toute vérité qu'elles n'ont pas personnellement soumis le taux, qu'elles n'ont pas personnellement demandé l'ajustement, qu'elles n'ont pas personnellement approuvé la conversation. Pourtant, l'institution en bénéficie toujours lorsque l'indice de référence est façonné à l'avantage de ses traders. Cette diffusion est précisément ce qui rend les fautes financières si difficiles à contrôler. L'acte est divisé, mais la récompense est partagée.

Les règlements et l'examen réglementaire de Deutsche Bank sont devenus partie intégrante du schéma plus large qui a forcé la réforme des indices de référence. Son rôle importait également pour la crédibilité : si une banque réputée pour sa sophistication pouvait être impliquée, alors la question ne pouvait pas être écartée comme une faute d'amateur à la périphérie du système. Le scandale avait atteint le cœur.

En tant que figure dans ce documentaire, Deutsche Bank représente la condition institutionnelle qui permet à un chiffre d'être fixé sans que personne ne déclare formellement qu'il est fixé. La banque n'est pas un vilain au sens cinématographique. C'est quelque chose de plus troublant : un rappel que la faute élitiste ressemble souvent, de l'intérieur, à une affaire normale menée à très grande vitesse.

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